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INFORMATIONS GÉNÉRALES


CLIQUEZ ICI POUR ACCÉDER DIRECTEMENT À LA PREMIÈRE PAGE DU VOYAGE, L'ARRIVÉE À JAKARTA LE 1er AVRIL 2025

Bienvenue sur notre blog!  Vous vous apercevrez rapidement que nous ne sommes pas des pros, ni en blogs, ni en photos, ni en vidéos, ni sur Youtube, GoPro, Blogger, etc.  Nous ne faisons pas non plus un blog dans le but d'avoir des commentaires ou d'être connus, c'est plus un moyen pour nous de ne pas oublier nos voyages (eh oui, la mémoire n'est plus ce qu'elle était, quoique dans mon cas, elle n'a jamais été une de mes forces, loin de là!) et nous sommes nos visiteurs les plus assidus 😄

Nous, c'est Jacques et Fabienne, 64 ans et 61 ans respectivement, un physicien et une agente de passeports, pas encore à la retraite, mais décidés quand même à profiter de la vie, surtout maintenant que nos cinq enfants ont quitté la maison pour aller vivre leur vie d'adulte loin de nous.  

Nous avons donc voyagé au Mexique en 2015, en Pologne en 2017, en Islande en 2018, au Vietnam en 2019, en Inde en 2020 (en mars 2020, mauvais timing), une première fois 2 mois en Indonésie en 2023, de l'est de Java à Flores en moto, et une 2e fois en 2024, 2 mois autour de Java, toujours en moto. Nous faisons de la moto depuis 20 ans au Québec, mais l'Indonésie était une tout autre expérience!  Nous avons particulièrement souffert en 2024 sur certaines routes secondaires ou particulièrement escarpées à Java, du coup nous avons décidé cette fois de louer des scooters, 125cc pour moi et 155cc pour Jacques. 

Les points importants pour profiter au maximum de l'Indonésie : 

APPRENDRE LA LANGUE

L'indonésien est une langue extrêmement facile à apprendre, surtout après avoir sué pour apprendre la base de l'islandais, du polonais, du vietnamien (ouch) et du tamoul. Après avoir commencé à l’étudier avant notre premier voyage et avoir réalisé que, non, c’est loin d’être tout le monde qui parle anglais en Indonésie, nous avons décidé de nous y mettre encore plus sérieusement pour notre voyage à Java, surtout en sachant que notre itinéraire sortait des sentiers battus et que nous aurions encore plus besoin de savoir parler la langue!  Nos ressources :

- Découverte cette année, mais payante, l'application Mondly.  J'aime mieux que Duo Lingo, beaucoup plus axée sur le vocabulaire du voyageur, très bien faite.  

- Le cours d'indonésien pour débutant, document gratuit publié sur le site ICI et existant aussi en format vidéo sur Youtube ICI.  Super bien fait, langage courant, beaucoup d'infos pratiques, on aime beaucoup!

- L'application Pimsleur (pas besoin de la présenter) : ce n'est pas la préférée de Jacques parce qu'il faut répéter inlassablement les mots et les phrases, mais pour les ceusses qui ont une petite mémoire comme moi, c'est le seul moyen de faire rentrer l'information et ça fonctionne du tonnerre!

- Le petit livre "Instant Indonesian" de Stuart Robson et Julian Mille : un tout petit livre, parfait à emporter dans les bagages et très agréable à lire.  Mots de base très pratiques à savoir.  Dans le même style, le Indonesian Phrasebook & Dictionary, de Lonely Planet, aussi idéal pour emporter avec soi…

- Duolingo : pas mal, mais souvent frustrant car beaucoup de mots inutiles à apprendre (tsé, quand est-ce qu'on va avoir besoin de dire "Ce chat est noir" et nos erreurs sont très limitées dans la version gratuite).  Mais c'est ludique et on apprend beaucoup quand même

- Le livre "Indonesian for beginners, learning conversational Indonesian", de Katherine Davidsen et Yusef Cuandani, pas mal aussi, mais plus avancé, on l'étudiera pour un futur deuxième voyage. 

- Le document du Peace Corps "Indonesian Language Training Book 1", plus avancé aussi, avec des exercices, mais plus difficile, car pas traduit en français ou en anglais.  

- Plusieurs pages Facebook aussi, dont celle de Widodo (Billy), I am a learner of basic Bahasa.  Widodo donne aussi des cours privés en ligne, environ 10$ par leçon d’une heure, nous avons beaucoup aimé nos deux mois d’apprentissage avec lui! 

Et bien sûr, un petit dictionnaire, bien pratique pour compléter les sessions Pimsleur pour savoir comment s'écrivent les mots que l'on entend.

Et voilà le document de révision final (cliquez ICI), mis à jour fin février 2024.

L'ITINÉRAIRE

En 2024, nous avons décidé de nous consacrer uniquement à Java, en commençant par Jakarta et en finissant par Jakarta, en faisant une boucle, sans aller plus à l'est que Malang puisque nous avions déjà parcouru une partie de l'est de Java l'an dernier. 

Pour notre voyage à Sumatra, nous avons décidé de faire comme l'an dernier à Java et de ne rien réserver, sauf nos premiers jours à Jakarta et Medan. Nous avons quand même préparé un itinéraire assez précis en nous basant sur les recommandations sur Facebook, surtout sur les pages suivantes : Indonésie en français, Sumatra Francophones, Backpackers Indonesia, pour n'en nommer que quelques-uns. 

Nous avons aussi (surtout pour les endroits moins connus) épluché Google Maps à la loupe.C'est surprenant les merveilles que l'on trouve simplement en cliquant sur les petits logos.  De gauche à droite : les points d'intérêt (chutes, attractions touristiques), les parcs-réserves naturelles, les musées, les sites historiques, les volcans, les parcs d'attraction, les plages... Avec photos et reviews.  

    

Nous avons fait aussi les mêmes recherches pour les hôtels, homestays, warungs, restaurants, etc., toujours en cliquant sur les logos s'y rapportant. La plupart du temps, ces hôtels n'étaient pas inscrits dans Booking, Agoda et autres, aussi nous envoyions un message Whatsapp la veille pour vérifier s'il y avait de la place et combien ça coûtait la nuit, en indonésien, en utilisant Google Traduction.  

CLIQUEZ ICI POUR VOIR NOTRE ROADBOOK (RÉDIGÉ AVANT LE DÉPART, QUELQUES CHANGEMENTS EN COURS DE ROUTE!)

Et le résumé de l'itinéraire prévu (avec hôtels et excursions).  En gros sur la carte : 

Voir original sur Google My Maps

LES FORMALITÉS ADMINISTRATIVES 

Elles changent tout le temps.  Donc, petit conseil, allez sur la page Facebook Indonésie en français et regardez les guides (super pratiques et mis-à-jour régulièrement, ou utilisez la loupe pour regarder ce qui a été dit 100 fois sur le sujet...

L'ARGENT

Peut-être à cause du genre de voyage que l'on faisait, genre budget, on n'a jamais pu payer avec une carte de crédit, c'était toujours comptant.  Seuls certains hôtels réservés avec Booking, Agoda ou Tiket prenaient le paiement d'avance par carte de crédit, mais sinon, il fallait avoir toujours de l'argent comptant sur soi (environ 2-3 millions de roupies, dépendant des activités prévues).  

Nous avons donc commandé la carte Wise, qui nous permettait de transférer de l'argent directement en roupies dans notre compte (à un super bon taux), ne prenait qu'un très faible pourcentage de commission (surtout comparé aux cartes de crédit ou de débit) et était acceptée dans 90% des ATM.  Je pense que les cartes REVOLUT sont aussi populaires parmi les voyageurs (même principe).  

Il y a des ATM partout, on préférait les BNI qui permettaient souvent de sortir plus d'argent que d'autres (en général, dépendant des banques, on pouvait sortir entre 1 500 000 et 2 500 000 roupies maximum à chaque transaction).  

N'attendez pas à la dernière minute, certaines ATM ne fonctionnent pas ou manquent d'argent en fin de journée et dans les petits villages, vous n'en avez qu'une. Même chose si vous allez sur des îles.

Pour infos, tout inclus (avion et location de motos aussi), notre voyage de 6 semaines nous a coûté environ 9000$, un peu plus cher que les années précédentes, surtout pour la nourriture (la faute des jolis cafés fancy qui poussent partout à Sumatra!).  


LES MOTOS 

Louer des scooters en Indonésie, c'est facile.  Bon, de moins en moins, car les autorités sont écoeurées des touristes qui se baladent sans casque, sans permis, sans respect des règles et elles commencent à durcir les politiques, parlant même d'interdire la location de motos à Bali, mais, pour l'instant, il y a des locateurs de scooters à tous les coins de rue et dans tous les hôtels.  Qui vont vous louer une moto même si vous n'en avez jamais conduit.  Ce qui est la pire idée du monde, surtout en Indonésie. Pas de permis international avec permis moto (pour grosses cylindrées) = pas de couverture de vos assurances médicales en cas d'accident.  Et beaucoup de problèmes supplémentaires si l'accident implique d'autres humains ou du matériel.  Et votre expérience ou votre permis pour un scooter 50 cc ne compte pas, pas de scooters en bas de 110cc en Indonésie.  

Dans notre cas, comme nous voulions louer des scooters à Medan et les remettre à Padang, le choix de loueurs était plutôt limité. Nous avons fini par trouver Ganda Rental Motor qui a accepté de nous louer deux scooters et de venir les rechercher à Padang (avec des frais supplémentaires, évidemment), le tout pour 750 euros (1188$ CAD).  Environ 10$ par jour par scooter + les frais de rapatriement pour les scooters.  

POUR ALLER AU DÉBUT DU VOYAGE, CLIQUEZ ICI

10 AVRIL : SIDIKALANG

DE KETAMBE À SIDIKALANG

Une belle surprise en arrivant à la salle à manger ce matin, alors que le propriétaire vient nous voir et nous demande si nous voulons voir un orang-outang. Tu parles d'une question!

Apparemment, il y en a un dans un arbre derrière son bungalow! Nous le suivons jusque chez lui, il nous montre du doigt l'animal, on ne le voit pas au début, mais il se déplace et WOW, quel magnifique spectacle (et très mauvais vidéo).


Un Costus, une plante ornementale et médicinale, très originale

Nous faisons nos bagages ensuite, puis départ pour Sidikalang, à 140km de Ketambe, environ 4 heures de route. Très belle route d'ailleurs, surtout la dernière partie dans les montagnes, avec des virages comme on aime. Et de très beaux paysages.

Dans le trafic à Kutacane

On se sent comme des vedettes partout où on passe

Route endommagée, mais les belles courbes compensent!

C'est trop beau, passage à Tanah Pinem, encore 45 kilomètres

Dans la petite ville de Tigalingga, un autre 30 km avant d'arriver à Sidikalang

Nous arrivons enfin à Sidikalang et à notre hôtel, le Penginapan Pancur Nauli Sidikalang

Notre chambre...

...et notre petit colocataire





POUR VOIR TOUS LES VIDÉOS DE LA JOURNÉE, CLIQUEZ ICI


LIRE LA SUITE : LES 11 ET 12  AVRIL, TONGGING




29 ET 30 AVRIL : SAWAHLUNTO

 29 AVRIL : DE BATUSANGKAR À SAWAHLUNTO

Encore une journée incroyable en moto, je sais je radote, mais les paysages de la région de Sumatra Ouest sont tous plus beaux les uns que les autres. Et les petites routes choisies pour aller de Batusangkar à Sawahlunto aujourd'hui étaient particulièrement amusantes en moto!
Un peu d'histoire sur cette ville où nous allons rester 2 nuits : Sawahlunto est l'une des villes minières de l'ouest de Sumatra. Elle fut fondée en 1882 par les Hollandais, parallèlement à l'exploitation du charbon. Le charbon fut découvert au milieu du XIXe siècle par Ir. de Greve .
Il fut alors suggéré aux Hollandais d'exploiter la région, car le charbon était nécessaire à l'industrie et aux transports. Après la découverte du charbon, la région fut fréquemment visitée par des géologues. L'exploitation du charbon y fut lancée après la « cession » de la région aux Hollandais en 1876. Après l'âge d'or de l'exploitation minière et la fermeture des sites miniers, Sawahlunto devint une ville fantôme et sa population déclina (13 000 habitants en 1980).
En 2004, la ville décida de transformer Sawahlunto en ville touristique, et depuis, sa population a augmenté. En 2014, 29 % de ses revenus provenaient du tourisme, contre seulement 23 % de l'agriculture.
Le site minier de charbon d'Ombilin à Sawahlunto a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2019.
La population de Sawahlunto s'établit maintenant à 67 760 habitants (2023).

Départ de Batusangkar

Comme habitude, plutôt que de prendre la route la plus directe (et la plus encombrée) pour rejoindre notre destination, Sawahlunto, je choisis de faire un grand détour par les montagnes qui nous fera aussi longer un très beau lac, le lac Singkarak. Après être sortis de Batusangkar, on retrouve très vite les grands espaces et les belles cultures.  


Premier arrêt, le beau point de vue de Tanjung Indah. On paie notre dû, comme chaque fois à ce genre d'endroits (environ 1$ par personne), on achète un rafraîchissement et on s'asseoit à une table au bord du lac. C'est très agréable.




Trois dames dans la soixantaine nous rejoignent et entament une longue conversation avec nous sur notre voyage, nos motos, nos enfants... un classique et une bonne pratique d'indonésien (pas sûre que j'aurais réussi l'examen!). Mais bon, on arrive à peu près à se comprendre et on rigole beaucoup.

On quitte nos trois dames et le point de vue, on longe encore un bon moment le lac, c'est magnifique!


On quitte ensuite le bord du lac pour remonter dans les montagnes sur de toutes petites routes sinueuses, à peine assez larges pour une auto. 


Heureusement qu'il n'y a pas beaucoup de trafic, car c'est toujours un peu stressant de croiser un véhicule sur ce genre de routes! On s'exclame régulièrement devant la beauté des paysages et de la route!


Vive les tournicotis! Dernière vue du lac Singkarak


On trouve aussi le plus joli des petits villages, soit Sulit Air (ou Soelitair, selon les sites), une vraie merveille avec ses nombreuses maisons à l'architecture minangkabau, vraiment un des plus beaux qu'on ait vus jusqu'à présent!


La petite rivière qui passe dans le village est assez propre, ce qui est rare, les rivières servant malheureusement trop souvent de dépotoirs. Mais nous verrons quand même une dame très âgée venir carrément jeter un sac de vidanges dans la rivière


Traversée de Sulit Air

Les belles de Sumatra Ouest

Belle descente vers Sibarambang, encore 14 km avant d'arriver

Quelle route et quels paysages!

Arrivée à Sawahlunto et à l'hôtel

Notre hôtel est un probablement le plus beau de la ville, situé en plein centre et de style colonial, avec tout le confort, pour environ 30$ par nuit, le KHAS Ombilin Hotel. Sauf que la toilette fait un bruit de trompette répétitif qui va probablement me rendre folle cette nuit (et peut-être même avant).



Une petite église catholique devant l'hôtel (ca fait changement des mosquées!).


Nous allons prendre un snack et un café, puis faire une petite balade dans les jolies rues autour de l'hôtel. Ancien pont ferroviaire qui sert maintenant de passage piétonnier et de motos.


Bâtiment de Sawahlunto, bâti en 1916 par la compagnie minière hollandaise Ombilin, peu après la découverte de 200 millions de tonnes de charbon autour de la rivière Batang Ombilin, près de la ville. Ce bâtiment servait alors pour l'exploitation minière de charbon, il est maintenant désigné comme héritage culturel et utilisé comme bureau municipal (kantor).

Une des belles rues de la ville. On se croirait à la Nouvelle-Orléans.




Souper à notre petit café découvert ce midi, le One Day Coffee Ramen, en surplomb de la ville


Retour à l'hôtel ensuite (photo prise d'Internet)

Pour voir l'itinéraire en détails et le télécharger, cliquez ICI

Pour voir tous les vidéos de l'une de nos plus belles journées en moto, cliquez ICI


30 AVRIL : SAWAHLUNTO

Il pleut ce matin. Pas grave, nous allons visiter des musées pour en savoir un peu plus sur l'industrie du charbon qui a valu à cette ville de faire partie de l'héritage de l'Unesco.

Premier musée : le Museum Tambang Ombilin. Gratuit, ce qui est rare! Nous sommes les seuls visiteurs, pas de guides, nous nous débrouillons avec Google traduction pour comprendre les panneaux en indonésien.


Ci-dessous : photo de mineurs. Plusieurs mines de charbons dans la région employaient des prisonniers qui devaient travailler avec des chaînes aux pieds et étaient régulièrement fouettés. On dit que des corps sortaient des mines presqu'aussi régulièrement que le charbon.

Plus tard, la main d'oeuvre gratuite se faisant rare, les mines ont dû engager des travailleurs qui recevaient des salaires de misère, mais qui étaient mieux traités quand même.

Équipement utilisé dans les mines. Le convoyeur de charbon à gauche et, à droite, le chariot utilisé comme moyen de transport de matériaux miniers tels que le bois pour soutenir les trous miniers.

Pas de bottes à cap d'acier pour les mineurs!

Un des loris utilisés pour transporter le charbon hors des mines. Avant l'invention des loris, ce sont des buffles et des chevaux qui faisaient ce travail.

Haveuse (machine automotrice) utilisée pour percer les parois des futurs tunnels quand des explosifs ne pouvaient être utilisés. Les mines de la région étaient de deux sortes : soit à ciel ouvert, soit sous terre, avec des tunnels.


Direction ensuite le Hole Mine Site Museum Mbah Suro, à quelques pas. Nous sommes encore une fois les seuls visiteurs et il n'y a qu'une dame à la billetterie et un guide qui ne parle pas anglais. Pas grave, on va se débrouiller avec notre indonésien de pacotille et avec les panneaux d'explications qui sont bilingues.



Les chaînes utilisées pour attacher les prisonniers et les empêcher de se sauver. Ce devait être efficace 😞

Les bras et les jambes des prisonniers étaient enchaînés à ceux d'autres prisonniers. Les prisonniers, souvent politiques, venaient pour la plupart des prisons surpeuplées de Batavia, hommes et femmes. Ils travaillaient sans arrêt et ne recevaient qu'un seul repas par jour. Souvent ils mouraient à cause de l'inhalation de méthane.

Kentongan : genre de tambour fait en bambou sur lequel on tapait pour annoncer les changements de shifts (premier shift à 4 heures du matin) et les réunions spéciales.

On se prépare ensuite à aller visiter la mine sous la ville de Sawahlunto, qui comprend 6 niveaux et des kilomètres de tunnels. Il faut mettre nos beaux casques.



Une ancienne maison qui hébergeait des mineurs et leur famille (pas des prisonniers, mais de vrais travailleurs salariés)

La maison abrite maintenant, entre autres, l'atelier d'un sculpteur de charbon. Il est justement en train de tailler une oeuvre qui sera proposée à des touristes (qui n'auront pas le droit de la ramener en avion, mais chut!).


Nous nous préparons ensuite à visiter la mine. Celle-ci a été construite en 1898 et exploitée jusqu'en 1930. Elle a dû être fermée à cause des risques d'inondation de la rivière proche. À cette époque, ce sont encore des prisonniers enchainés qui étaient forcés de creuser les tunnels et de travailler dans la mine.

La mine a ensuite été abandonnée, mais le gouvernement a décidé de la revitaliser en 2007 afin de la réouvrir pour le tourisme en 2008. Plusieurs galeries ont été condamnées pour éviter les inondations qui avaient forcé sa fermeture en 1930. 


Il y a 6 niveaux, on n'explorera que le premier, c'est immense!




Nous sommes entourés de charbon, c'est fascinant (il y a plusieurs sortes de charbon, de qualités différentes, le meilleur étant l'anthracite).

On peut même en extraire nous-mêmes! Tout un libre-service pour les habitants du coin qui ont des barbecues au charbon!

Jacques a bien fait ça, il a récupéré de l'anthracite, le top!

Descente vers un autre niveau. Mais on ne peut pas y aller.

En orange, la partie de la mine que nous avons visité. À droite, on peut voir toute l'étendue des tunnels qui ont été creusés par les prisonniers.

Retour ensuite vers l'hôtel, en passant par les petites rues. Procession de véhicules officiels, emplis de jeunes filles qui nous font de grands saluts en nous voyant.


Petit parc urbain "Old coal mining town"

Retour à l'hôtel(le bâtiment blanc) pour un petit repos avant d'aller manger. Le ciel s'est éclairci, youpi !

Nous retournons ensuite manger à notre restau préféré, le One Day Coffee Ramenaccueillis avec de grands sourires par le personnel qui nous reconnaît (c'est la 3e fois il faut dire, et les touristes occidentaux sont rares ici - on n'en a vu aucun à vrai dire).


Comme le mauvais temps semble vraiment parti, nous décidons de faire la deuxième partie du programme prévu : une balade en moto pour aller voir un site géologique spécial tout en haut d'une montagne du coin.

Départ de Sawahlunto

La route pour s'y rendre est particulièrement abrupte, étroite et sinueuse, mais, bon, vous connaissez le refrain et vous savez qu'on aime ça.



Nous voilà à l'entrée du site, le Batu Runciang, assez développé pour les touristes, mais ceux-ci sont peu nombreux en semaine.

On voit déjà au loin les belles formations rocheuses qui nous attendent.

C'est grandiose, mais il faut faire attention, les roches sont extrêmement coupantes. Elles sont en calcaire et dateraient de 299 millions d'années (pas 300 millions, hein!). De telles roches se forment au fond de mers profondes...


Retour vers le stationnement

On se rafraîchit un peu avant de retourner affronter la descente extrême vers la vallée.

On repart du site de Batu Runciang

Je regarde Google Maps pour essayer de trouver une autre route pour le retour, mais sans vérifier plus sérieusement l'état des-dites routes, ce n'est pas une bonne idée. Notre première route alternative nous fait grimper sérieusement dans la montagne avant de devenir un peu trop endommagée et abrupte à notre goût, hop, demi-tour. Note : avoir vérifié la carte, j'aurais vu que nous avions manqué le tournant pour continuer vers Sawahlunto, par une petite route probablement moins endommagée.  Dommage, car c'était vraiment agréable, snif. 


On retourne sagement sur la route principale...mais pas pour longtemps!

Je ne m'avoue pas vaincue, on essaie un autre détour! La deuxième route proposée par Google est très jolie aussi, espérons que nous réussirons cette fois à rejoindre Sawahlunto par là!


Oups, elle se termine dans un cul de sac, ou plutôt dans un tunnel. Surprise, je reconnais ce lieu historique pour l'avoir vu mentionné plusieurs fois dans mes recherches sur la région, mais je ne pensais pas tomber dessus par hasard!

Notes de padangheritage @padangheritage :
"Le tunnel de Spoorweg ou le trou de Sawahlunto Kalam est très intéressant à explorer. En fait, le tunnel de Kalam est le plus long des 4 tunnels empruntés par les trains dans l'ouest de Sumatra et serait le plus long de Sumatra. Cette photo présente l'atmosphère de l'embouchure extérieure du Lubang Kalam à l'époque coloniale en 1910.
La construction du trou de Kalam a eu lieu de 1892 à 1894, en utilisant des travailleurs contractuels et des travailleurs forcés pour pénétrer dans la colline rocheuse de 828 mètres de long. L'entrée du tunnel est en béton. De chaque côté du tunnel se trouvent 33 pièces ressemblant à des cabines qui servent d'abri aux personnes telles que les piétons et les travailleurs lorsque les trains traversent le tunnel.
Le trou de Kalam est désormais devenu un élément important du patrimoine culturel mondial de la mine de charbon d'Ombilin à Sawahlunto."




Et, évidemment, retour à notre resto pour un dernier repas avant de partir vers d'autres aventures demain! L'espèce de pogo à gauche est un dessert, le seul ingrédient que j'ai compris était du mozarella. C'était un peu bizarre comme mélange, mais c'était bon.


Pour voir notre itinéaire détaillé ou le télécharger, cliquez ICI 

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LIRE LA SUITE : LE 1er MAI, MUARA LABUH