On est enfin arrivés à notre première vraie étape du voyage après un périple de 35 heures de vol sur 4 avions différents, 3 nuits d'hôtels dans 3 villes et je ne sais combien de taxis, + un 75 km en scooter qui a pris 4 heures et beaucoup beaucoup d'adrénaline dans un trafic incessant, lent et côteux!
Nuit pas géniale à notre hôtelde Medan, notre voisin du dessus avait apparemment décidé de déménager des meubles toute la nuit et faisait un boucan pas possible. Et comme il n'y avait pas de fenêtre, on se réveille vers 10h00, alors qu'on a rendez-vous avec le loueur de moto à 8h30. Oups. Et nos chauffeurs Grab se désistent les uns après les autres quand ils réalisent qu'on va seulement à 2 km de là. On a dû en corrompre un en lui offrant le double du prix pour le trajet...
Jacques qui essaie de trouver un moyen de faire tenir son sac sur un scooter sans vrai porte-bagage. Oui, les scooters sont dans le salon du loueur.
Premier arrêt traditionnel, le dépanneur pour notre petit déjeuner (à midi, mais bon. Croissant au chocolat en sachet et cafés en bouteilles, un classique !). On commence à sentir que le voyage commence vraiment!
On ne regrette vraiment pas d'avoir choisi de voyager en scooter cette fois, la densité et la lenteur du trafic, ainsi que les virages en épingle dans la montagne nous ont confortés dans notre choix, oufff. Rouler à 20km/h en moto dans des côtes, c'est l'enfer!
On se pose enfin pour 3 nuits à Berastagi, dans un cottage absolument adorable en-dehors de la ville.
Et malgré des prévisions météo catastrophiques pour les prochaines semaines, à peine quelques gouttes aujourd'hui, et la pluie n'est tombée qu'après le souper, avec orage qui l'accompagne. D'ailleurs, nous avons remarqué lors de tous nos voyages qu'il ne faut absolument pas se fier aux prévisions météorologiques qui annoncent le plus souvent de la pluie et des orages, alors qu'il fait beau 80% du temps. C'est peut-être différent pendant la saison des pluies, mais en avril-mai,
à Sumatra, on entre dans la belle saison.
Notre petit nid pour 3 nuits, le Para Para Cafe and Resto, à Berastagi, absolument trop magnifique :
Avec eau chaude, yeah!
En pays musulman, c'est une denrée rare, Jacques est content! Il n'y avait pas eu droit de tout le voyage à Java l'an dernier (mais apparemment, il suffisait de demander, il y en a toujours de cachée quelque part).
Le superbe restaurant de l'hôtel
Mon ebook et un tequila sunrise, que demander de plus! Je ne le sais pas encore, mais ce sera la dernière boisson alcoolisée du voyage...
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4 AVRIL : REPOS, BERASTAGI
Ça c'est le principal responsable de notre nuit blanche (aucune idée c'est quoi et si j'ai besoin dune tapette à mouche ou d'un bazooka pour le faire taire, je mène mon enquête). Et la tequila sunrise et la bière n'ont pas aidé au dodo non plus.
Du coup, les plans sont annulés pour aujourd'hui, pas d'escalade de volcan, ni de circuit en scooter autour d'un autre volcan actif. Et pas de grasse matinée non plus, un employé trop dévoué nous ayant apporté notre petit déjeuner à la porte à 9h00 : deux sandwichs, un non-identifié et un aux oeufs, et deux thés très sucrés.
On va quand même se balader autour de notre hébergement, en pleine campagne. Les paysages sont encore une fois magnifiques.
Le volcan Sibayak qu'on grimpera demain matin si on dort mieux ce soir...
Et le Sinabung dont on fera le tour ensuite (on voit la fumée qui s'en échappe, brrrrrr). Pour vous rassurer, il est entré en éruption en 2010, en 2014, en 2016, en 2018 et en 2021. Et a craché un bon gros nuage de fumée en 2022. Ah, finalement, ce n'est pas si rassurant
Le bâtiment principal de notre hébergement avec la salle à manger ouverte au 2e.
C'est tellement joli!
Après le déjeuner au lit, on va se chercher deux bons cafés à la salle à manger.
Les 5 bungalows (le nôtre est le plus à droite). Je peux confirmer que les murs en bambou ne sont absolument pas efficaces en ce qui concerne l'insonorisation.
La seule activité qu'on fera aujourd'hui : marcher jusqu'à la ville (environ 3km aller-retour) pour le plaisir de prendre les petits chemins bouetteux et de faire de belles rencontres, dont un monsieur qui m'invitera à aller chercher deux belles tomates dans son gros tas de tomates sur le bord du chemin.
On a aussi l'espoir de trouver une pharmacie qui vendra des probiotiques pour remplacer ceux que j'ai oubliés quelque part chez nous (note : 2 mois plus tard, on ne les a toujours pas retrouvés). Spoiler : on n'en trouvera pas cette fois. On finira par en trouver ailleurs, mais à un prix très fort...
On trouve même un sapin de Noël abandonné au bord du chemin, oui oui!! Sérieux! Il y a quelques églises catholiques dans le coin, perdues parmi les mosquées... et pas de sapins, on fait avec ce qu'on a!
On traverse le marché en arrivant en ville, c'est l'heure où les marchands remballent leur stock. Il reste encore un peu de piment fort si jamais...
Retour aux bungalows très tranquillement sous l'oeil à moitié fermé du volcan. Essai de sieste en après-midi, au moment où un employé hyperactif (le même ?) décide de balayer le terrain autour du bungalow avec sa musique à fond, scrouch scratch scroutch lalalalalaaa.
Et là, il est temps d'aller souper, mais il pleut à boire debout, même routine qu'hier : ciel partiellement nuageux pendant la journée, avec de bonnes éclaircies, le vent se lève vers 17h00, pluie et orages forts ensuite jusqu'à 22h00 environ hier (on verra ce soir!). On va attendre un peu pour le souper...
5 AVRIL : BALADE AUTOUR DE BERASTAGI
Gros programme aujourd’hui : on commence par aller grimper un volcan, le Sibayak, puis on va aller faire un petit circuit de 60km autour d'un autre volcan très très actif (le 2e plus actif d'Indonésie), le Sinabung. D'ailleurs, parlant de volcans, un autre volcan, le Marapi, que l'on doit côtoyer dans quelques semaines un peu plus au sud de l'île vient de ronchonner sérieusement hier. J'espère qu'il va être de meilleure humeur quand on sera là!
En direction du premier volcan, celui qu'on veut grimper (pas très difficile selon ce que j'ai lu).
Oups, de mauvais, le chemin passe à très mauvais et à "pas question qu'on passe par là".
Comme le détour implique une heure supplémentaire de trajet et une autre route passablement endommagée, on décide de passer au point 2 du plan. Direction le volcan no 2 pour un petit circuit d'une soixantaine de kilomètres en scooter...
Premier arrêt : le Pancur Pitu Cafe, un petit café au pied du 2e volcan, le Sinabung, super impressionnant! On n'a pas eu notre café ce matin, ce ne sera pas un luxe, même si c'est du café au lait en sachet (notre préféré, mais chut!). Jacques vient d'apprendre que le volcan derrière lui est l'un des deux plus actifs en Indonésie (tsé celui qui a "éruptionné" en 2010, 2014, 2016, 2018 et 2021...).
Nous réenfourchons ensuite nos scooters pour aller admirer une autre face du volcan. Et visiter en même temps un village à son pied qui a été abandonné après la dernière éruption, le Aliran Lahar Sinabung .
Au revoir joli petit café!
Arrivée au village Aliran Lahar Sinabung
On traverse le village-fantôme, puis on stationne les scooters avant de terminer le chemin à pied pour rejoindre une petite rivière qui coule au pied du volcan. La cendre qui recouvre cette face du volcan ainsi que les profondes crevasses témoignent de la violence de la dernière éruption.
Une vapeur bleutée s'échappe du cratère au pied de la partie plus haute du volcan, cratère qui passerait presqu'inapercu sans cette vapeur.
Retour ensuite dans le village. Les maisons sont détruites et abandonnées, mais les habitants se sont réappropriés leurs terrains et cultivent café et légumes dans ce sol probablement très fertile.
Plants de café au premier plan à droite et légumes en arrière
La vie continue malgré tout...
Petites chèvres curieuses
Cultures
Les tombes aussi sont entretenues et de nouveaux défunts ont rejoint leurs proches, même après l'abandon des maisons.
On voit bien le cratère bas d'où s'échappe la vapeur bleutée au pied du volcan
Nous repartons ensuite vers un "petit restau sympa" selon Google, qui s'avère être un gros restau très populaire à voir les dizaines de véhicules qui envahissent les stationnements et la rue.
Hamburger pour Jacques et Fish and Chips pour moi, pas beaucoup de choix locaux dans le menu!! Mais c'est bon et ça fait du bien.
Retour ensuite à l'hôtel pour la sieste. Demain, grosse journée, 160 km de scooter pour rejoindre le parc Gunung Leuser, un des derniers habitats des orangs-outangs sur la planète.
Notre itinéraire de la journée : 53 km, départ à 9h30, retour à 15h00 à l'hôtel
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Après 3 nuits dans la belle vallée d'Harau, nous repartons pour un autre séjour de 3 nuits, cette fois à Bukittinggi, à environ 60 km de Harau.
Pas un gros trajet, mais j'ai quand même essayé de trouver des routes secondaires pour éviter le plus possible la route principale et son trafic constant.
Nous allons quand même jeter un coup d'oeil à la route qui mène à la grotte que nous voulions visiter hier et qui était fermée, damn, toujours fermée. Bon, pas de grotte.
La moitié du trajet est donc accompli sur de jolies petites routes, beaucoup plus agréables que la route principale. Beaucoup de maisons Minangkabau dans les petits villages, de belles mosquées, des marchés, c'est tellement agréable ces routes rurales!
Lever dans la brume, on ne voit plus les belles falaises autour de la vallée.
Après une bonne omelette, c'est le départ. Notre hôte nous fait un gros câlin, au revoir belle vallée!
La route plus tranquille que nous avons choisie traverse plusieurs petits villages, c'est vraiment beaucoup plus relaxant que de prendre la route principale et les paysages sont, encore une fois, superbes.
Ici, nous traversons le village de Barulak, encore 39 km, pas une grosse journée de scooter aujourd'hui!
On n'échappe pas aux côtes dans les montagnes et aux routes endommagées
À peine deux heures après notre départ de la vallée d'Harau, nous arrivons à Bukittinggi. Beaucoup de maisons d'architecture minang kabau, comme dans toute la région de Sumatra Barat.
...et, finalement, arrivée à notre beau lodge
Nous voilà à notre homestay, le Canyon Jungle Stay. Il est seulement 10h15, notre maisonnette n'est pas prête évidemment, nous nous asseyons dans la belle salle à manger pour prendre une collation. La vue est incroyable, la ville et son trafic intense sont à une minute en scooter du homestay, mais nous sommes en pleine nature, c'est superbe, environ 30$ pour un petit bungalow individuel.
Dans la salle à manger, en attendant notre chambre
J'ai été adoptée tout de suite par un des minous du homestay.
Notre adorable maisonnette
La terrasse
La chambre
Et...La salle de bains, avec lavabo, eau chaude et toilette, bingo!
Après un peu de repos et un léger lunch au homestay, nous allons explorer les environs. Juste en face s'étendent de belles rizières qui sont aussi la porte d'entrée de LA GRANDE MURAILLE DE KOTO GADANG, une mini réplique de la grande muraille de Chine.
Une autre belle maison d'inspiration minangkabau
Le pont suspendu juste avant d'arriver à la muraille
Juste avant le pont à gauche, attendez-vous à vous faire interpeller par un "guide" qui vous proposera d'aller voir la fleur de rafflesia. J'en parle un peu plus loin ainsi que dans le billet du 22 avril. Et après le pont, vous avez aussi de bonnes chances de croiser une dame qui vous demandera quelques sous pour l'encourager à garder les environs propres... En même temps, comme on n'a croisé aucun autre visiteur cette journée-là, on avait peu de chances de passer inaperçus!
Le superbe canyon de Sianok (Ngarai Sianok)
Oups, j'avais manqué l'info sur la muraille de Koto Gadang qui mentionnait 330 marches à monter. Il fait chaud. Des singes nous encouragent, mais on souffre quand même...
On dévie du sentier tracé pour aller explorer les abords du canyon. Que c'est beau! Nous avons vu au loin le volcan Singgaling un peu plus tôt, celui-là semble être le Marapi, qui est entré en éruption de nouveau du 1er au 3 avril... 2025. Impossible de voir si de la fumée s'échappe de son sommet, caché dans les nuages, mais nous allons en faire bientôt le tour, on va pouvoir l'examiner de plus près !
On redescend, beaucoup plus facile!
En sortant du pont, nous rencontrons un jeune homme qui nous propose de nous amener voir une rafflesia en fleur, la plus grosse fleur du monde qui ne fleurit que très rarement et pas longtemps. On marchande un peu, et on se donne rendez-vous demain matin 9 heures pour aller voir cette merveille en moto.
Bon, y avoir pensé un peu avant et avoir consulté mes notes, j'aurais réalisé que nous n'avions pas besoin de ses services, j'avais déjà noté les coordonnées du guide officiel à contacter pour la visite et l'endroit où se rendre, soit le Taman Bunga Rafflesia Arnoldi. Donc, pour infos, le nom du guide à contacter là-bas est : Joni Hartono 6281374360439 (150 000 IDR par personne), appelez-le pour vérifier si c'est le bon temps pour la floraison et pour réserver votre visite!
Nos compagnons de balade. On se tient loin quand même...
Le restaurant où j'avais prévu d'aller avec Jacques pour son anniversaire est fermé, bouh, on se rabat sur un warung au bord de la route. La dame derrière ses plats est la grand-mère des petits garçons à gauche, on jase pas mal avec elle et on s'amuse avec le plus petit garçon qui est un vrai clown.
Une galette de patate douce offerte par la grand-maman, très bonne
J'avoue que je n'ai pas pu finir mon assiette de Ayam Randang, légumes dans une sauce épicée (trop) et riz blanc. C'était très bon, mais quand il fait chaud, je n'ai pas très faim et les portions sont toujours trop copieuses.
De plus, on a droit au spectacle de centaines de chauves-souris renards (grosses!) qui s'envolent au-dessus des rizières, comme chaque soir à la même heure. Un spectacle dont je ne me lasserai jamais.
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22 AVRIL : BALADE AUTOUR DE BUKITTINGGI
Mon copain m'attend ce matin
Désolée, petit, tu ne pourras pas venir avec nous découvrir la fleur la plus grosse du monde, la rafflesia. Nous avons trouvé un guide, Rahmat, (ou plutôt Rahmat nous a trouvés) qui nous a confirmé qu'il y avait présentement une rafflesia en floraison dans la région et qu'il pouvait nous amener la voir.
On quitte Bukittinggi en suivant sagement (et inutilement, vu que je savais déjà où aller pour voir la rafflesia...) notre guide
Arrivée à Taman Bunga Rafflesia Arnoldi, où Rahmat nous remet entre les mains du guide officiel Joni Hartono (no WhatsApp 6281374360439) qui nous demande 150 000 IDR (12$ CAD) par personne (très raisonnable, vu le travail qu'il fait pour trouver les fleurs, guider les touristes par des chemins pas toujours faciles et expliquer toute l'aventure de la rafflesia).
C'est là aussi qu'on peut confirmer que Rahmat n'était absolument pas nécessaire dans notre cas, vu qu'on était motorisés et qu'on avait déjà les infos requises (ça m'apprendra à ne pas consulter mes notes avant!). Mais il était très sympathique et j'ai un peu digéré ma déconvenue le lendemain quand il m'a gracieusement et abondamment expliqué et démontré la façon dont il cherchait des métaux précieux dans la rivière (à voir dans le billet du 23 avril!).
Nous partons avec Joni à la découverte de la fleur. La rafflesia peut atteindre un mètre de diamètre et peser jusqu'à 10 kilos. Elle dégage aussi une odeur de viande en décomposition, sa floraison ne dure que 5 à 6 jours par an. C'est pour cette dernière raison que ce n'est pas toujours facile de trouver une rafflesia en floraison et que nous sommes bien contents d'aller en voir une!
Oups, le sentier se rétrécit de plus en plus!
Une drôle de plante carnivore
Le sentier est vraiment étroit, boueux, parfois très escarpé, un classique quoi! Notre guide nous explique que son équipe parcourt la jungle un peu partout par de nombreux sentiers qu'ils ont plus ou moins tracés afin de découvrir des rafflesias en voie de floraison. Heureusement, celle que nous allons voir est à 40 minutes de marche seulement, des fois il faut marcher jusqu'à 2 heures pour en voir une.
Plant de cardamome
Une autre fleur de la famille des Rafflesias, plus petite et en fin de vie.
Le chant des gibbons (on les entendra plusieurs fois, mais on ne les verra pas)
Notre rafflesia a un peu souffert des fortes pluies de la veille, elle a bruni, alors qu'elle est rouge vif à son apogée. Notre guide nous propose d'aller en voir une autre, mais cela implique 2 heures de trek supplémentaires, on se contentera de cette demoiselle de l'âge d'or.
On redescend et on retrouve les rizières
Notre excursion comprend la dégustation d'un café luwak. Les luwaks (genre de chats avec une tête de belette) mangent le café, ensuite on recherche leurs selles (dans lesquelles se trouve le café, non digéré mais avec un petit goût spécial....voir la photo), on les nettoie et on torréfie le café. Nous n'avons pas particulièrement apprécié ce café (le plus cher du monde) la première fois que nous y avons goûté, mais la dame qui s'occupe de sa production m'assure que ses luwaks viennent de la jungle et se nourrissent aussi de petits fruits ce qui rend son café luak plus doux et moins amer.
On a droit à toute une présentation!
...et à de belles photos explicatives...
La dame est très convaincante. C'est elle qui a fondé cette coopérative et elle travaille avec toute la communauté autour pour produire du café et d'autres produits qu'elle vend aux visiteurs (bâtons de cannelle, cannelle en poudre, gousses de vanille...).
Les fermiers d'une vingtaine de villages autour s'assurent de pister les cacas des luwaks dans leurs plantations de café pour fournir la coopérative. Aucun luwak n'est maltraité, ce qui est assez rare puisque, habituellement, les producteurs de café luwak gardent les animaux en cage pour s'assurer de récupérer rapidement et facilement leurs déjections.
La liste des prix (ex : 100 gr de café luwak coûte environ 20$).
À noter que la même quantité de café luwak se vend 130$ au Canada. Et je confirme : les luwaks de la jungle produisent du meilleur café que ceux de Bali et Java. Et on a regretté un peu de n'avoir acheté qu'un sac, ceux qu'on a trouvés ensuite coûtaient beaucoup plus cher et venaient fort probablement de luaks gardés en captivité.
On a ramené aussi de la cannelle en poudre et des bâtons de cannelle, provenant directement des canneliers cultivés dans la région, de beaux souvenirs pour nous et nos enfants (le café, on le garde pour nous ha ha). En voici un, croisé pendant notre balade :
On quitte nos guides, puis nous nous dirigeons vers un autre café, le Kapatoman Cafe, pas très loin de notre homestay, situé dans un environnement très pittoresque. Le café lui-même est en forme de bateau et très joli. On prend une limonade et des snacks, et on admire le paysage.
On repasse par Bukittinggi et devant notre lodge
Les derniers kilomètres avant le café se font sur une petite route au milieu de superbes paysages
Des avocats
Nous allons ensuite voir un point de vue un peu plus loin sur la route, le Puncak Taruko, beaucoup plus en hauteur. Une auto qui cale devant nous dans la dernière côte abrupte nous donne un peu de fil à retordre, mais on y arrive!
C'est tellement beau! Dommage que nos volcans soient encore dans la brume!
La fameuse côte en repartant du point de vue
De retour au Canyon Jungle Stay
On se repose un peu au homestay, puis nous ressortons nos scooters pour aller porter notre linge sale à la laverie (la marche dans la boue a accéléré l'urgence de faire un lavage!) en ville.
Nous allons ensuite voir un autre point de vue au-dessus du Canyon Sianok et explorer des tunnels japonais au même endroit. De nombreux singes attirés par les stands de nourriture nous attendent.
L'entrée des tunnels, trouvée un peu au hasard (pas super bien indiqué). Nous avons demandé au seul guide sur place de nous accompagner, il est bien content de nous expliquer l'histoire des tunnels et de nous mitrailler (avec mon cell!).
On descend les escaliers qui ont remplacé la terre battue d'origine et qui nous amène 46 mètres plus bas. Le tunnel a aussi été élargi pour permettre une meilleure circulation d'air.
Ce sont les Japonais qui ont construit ce tunnel entre 1942 et 1945, dans lequel ils entreposaient leurs munitions. Ils utilisaient des prisonniers d'autres îles indonésiennes pour creuser les nombreux couloirs (environ 1.5 km) et tous les prisonniers sont morts de faim et d'asphyxie éventuellement.
En 1986, le gouvernement a commencé la réfection des tunnels, mais c'est loin d'être terminé
Un tunnel comme il était à l'époque.
Les corps des prisonniers morts étaient lancés dans le trou en bas à gauche, dans une fosse commune. Tous les ossements ont été récupérés par le gouvernement après 1986.
On ressort par un tunnel d'origine. Fascinant et en même temps tellement terrible...
On retrouve les singes à la sortie. La maman de gauche n'a pas l'air d'apprécier le geste du singe à sa droite!
Quelques minutes après, pluie torrentielle commence et durera presque toute la soirée. Évidemment, pour une rare fois, nous n'avons pas nos imperméables, et, en plus, nos casques sont accrochés à nos motos, à l'envers. Oups.
On revient bien trempés à notre homestay après avoir attendu plus d'une heure que la pluie se calme, sans succès. Du coup, souper très ordinaire au homestay, ce n'est pas encore ce soir que nous irons prendre un bon souper en ville
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23 AVRIL : BALADE DANS BUKITTINGGI
En attendant le petit déjeuner...
On est trop bien sur mon copain
Les vidéos de musique indonésienne sur grand écran commencent au petit déjeuner et continuent sur une grande partie de la journée...
La magnifique maison principale du homestay
Un bulbul goiavier, de la famille des passereaux, mais que l'on trouve uniquement en Asie du sud-est
On a aussi la visite de quelques singes
Nous partons en ville vers 9h30 pour visiter un peu cette ville que nous avons traversé trop rapidement les derniers jours. Première mission : trouver le magasin Grapari qui pourra nous aider à rajouter du data sur notre téléphone. Nous stationnons nos scooters pas trop loin du Grapari, nous marcherons ensuite.
On passe à travers l'un des nombreux marchés de la ville, pas encore totalement ouvert, avant de trouver le Grapari. 30 minutes plus tard, nous avons rajouté 70GB sur nos téléphones pour 10$. À l'aéroport, ça nous avait coûté 30$ pour 15GB. NE JAMAIS PRENDRE DE CARTE SIM À L'AÉROPORT. Sauf si vous n'avez pas le choix, comme nous quand nous sommes arrivés.
Départ ensuite pour une balade dans les parcs et les rues de la ville. On commence par l'un de ses monuments les plus célèbres, la Tour de l'Horloge (Jam Gadang Bukittinggi), avec ses 4 horloges à son sommet (qui n'indiquent pas toutes exactement la même heure, à quelques minutes près, mais chut).
Le parc de l'horloge
La vue de la ville et des volcans à partir du parc de l'horloge
Direction l'hôtel qui abrite le restaurant Saka Coffee & Resto où nous devions aller manger pour la fête de Jacques il y a 2 jours, mais la mauvaise météo des deux dernières soirées nous en a empêchés. On va quand même y aller pour un léger lunch.
Nos snacks sont toujours occidentaux, on garde l'indonésien épicé pour le souper! Malheureusement, la boulette de boeuf de Jacques ressemble plus à un tartare de boeuf qu'à une boulette de hamburger. Il en mange quand même la moitié, mais abandonne ensuite. Pas trop de conséquences gastriques par la suite, ouf!
La vue de la terrasse sur Bukittingi et le canyon
Nous allons chercher ensuite à pied notre lavage que nous avons laissé dans une laverie hier. Retour ensuite vers le parc de l'Horloge avec notre beau linge fraîchement lavé pour la modique somme de 2.50$.
Jolie rencontre en chemin
On déguste ensuite un délicieux frappé au chocolat et bananes devant le volcan Marapi (oui, celui qui est entré en éruption voilà 2 semaines).
Celui-là là...
Séance de selfie alors que nous récupérons nos scooters (ceux-ci ont été mystérieusement déplacés et leurs guidons qui étaient bloqués ne le sont plus. Ils ont des pouvoirs magiques les Indonésiens!).
Retour au homestay, on salue un employé, il nous cueille un fruit sur un arbre et nous demande si on a déjà mangé un fruit de la passion. Fraichement cueilli, jamais! Rien de plus facile...
On coupe le fruit en deux
Ne pas confondre avec un melon et enlever les graines au milieu, c'est ce qui se mange et c'est délicieux! On en mangera 3 de suite, miam!
Pendant que Jacques tente de réparer le système de communication de mon casque qui ne fonctionne plus depuis qu'il a été inondé hier, je retourne faire un tour sur la mini-muraille de Chine en face de l'hôtel, en traversant d'abord les rizières.
Coucou les singes, c'est encore moi!
Petit toutou mignon magané
Sur le chemin du retour, je rencontre notre guide de la veille. On jase, il me raconte qu'il y a beaucoup de mines abandonnées dans le coin, et qu'on peut encore trouver de l'or. Il me dit qu'il a justement été chercher un gros seau de terre à l'endroit où on trouve de l'or et qu'il va en profiter que je suis là pour me montrer le processus pour récupérer les miettes d'or qui s'y trouvent.
C'est fascinant et, en effet, à la fin de sa manipulation, il y a de petites paillettes brillantes au fond de son récipient. Je ne crois pas qu'il sera riche un jour, mais je le lui souhaite!
Soirée tranquille au homestay ensuite... Et bonne nouvelle : Jacques a réussi à réparer mon casque (vive le ductape et le système D). C'est tellement précieux de pouvoir communiquer quand nous sommes sur la route en moto!